Alors me direz-vous, quoi de neuf ? Et bien, beaucoup de choses et pour ne pas entrer dans des détails trop " techniques ", nous allons essayer de résumer simplement : une photo valant mieux qu'un long discours.

Pour cette nouvelle génération nommée " Sandy Bridge ", Intel promet une meilleure gestion de la consommation, un mode Turbo Boost amélioré, un Hyper-Threading optimisé, de meilleures performances graphiques et un nouveau jeu d’instructions AVX (Advanced Vector Extensions).

Nouvelle boite et nouveau logo pour de nouveaux processeurs !
On découvre dans le die qui regroupe pas moins de 995 millions de transistors, entre deux et quatre cores ainsi qu'une solution graphique, se partageant tous un unique cache L3. Le contrôleur mémoire intégré est toujours du type double canal et gère officiellement la mémoire 1333 Mhz. Bien que la marque ne communique pas à ce propos, de nombreuses cartes mères supportent sans problème la mémoire jusqu'à 2133 Mhz, mais nous y reviendrons plus tard. On trouve aussi le DMI et les lignes PCI-Express de la carte graphique qui proposent toujours 1 port PCI-e 16X ou 2 x 8X ainsi que la gestion des entrées/sorties. L’Hyper-Threading est toujours de la partie en fonction des modèles.
Pour ce premier jet, Intel lance une flopée de nouveaux processeurs, aussi bien à destination des plateformes mobiles que des plateformes de bureau.
Pour ce dossier, syndrome-oc n'ayant pas une vocation " mobile ", nous nous concentrerons sur la plateforme de bureau.
Le nouveau socket LGA 1155 n'est bien-sûr pas compatible avec l'ancienne génération de processeurs, mais malgré le fait que la marque change une fois de plus de type de socket, Intel a eu le bon gout de garder le même entraxe pour la fixation du radiateur, ce qui rend une bonne partie des radiateurs destinés à l'ancienne plateforme compatibles avec la nouvelle.
Côté package, deux types de ventilateurs sont fournis par Intel, un de faible épaisseur pour les modèles basse consommation et un autre plus épais pour le reste des configurations. Les Sandy Bridge inaugurent aussi une nouvelle dénomination composée de quatre chiffres suivis ou non d'une lettre, comme cela se faisait depuis un bon moment chez le fondeur.
- K : Indique un coefficient multiplicateur débloqué rien que pour nous les overclockeurs
- S : Indique un indice de consommation thermique (TDP) de 65 W
- T : Indique un indice de consommation allant de 35 à 45 w


Une des grandes nouveautés est aussi l'apparition de la version 2.0 du mode TurboBoost ( ça me rappelle K 2000 pas vous ?). Pour rappel, cette technologie permet, lors de montées en charge du processeur, d'ajouter un ou plusieurs coefficients multiplicateurs afin d'augmenter temporairement la fréquence du processeur. La ou les Sandy Bridge innovent, c'est que ce mode gère maintenant tous les coeurs ainsi que la partie graphique intégrée.
Les gains vont de 400 à 1000 Mhz sur la fréquence finale, loin d'être négligeables ! Bien sûr, une limite de TDP est prise en compte entre le GPU et les coeurs afin d'optimiser la consommation. Dans la pratique, nous verrons que le processeur passe rarement au coefficient maximal, mais toujours de manière logique.
Sur les prochaines photos, vous pourrez découvrir quelques résultats de mesures comparatives entre l'ancienne et la nouvelle génération, comme tous les résultats émanant d'un constructeur, il faudra prendre quelques réserves, voyons ensuite dans la pratique ce qu'il en sera.
Intel en profite pour dévoiler aussi une nouvelle gamme de chipsets associés représentés par les P67 et H67, la version H supportant la partie graphique qui sera en revanche désactivée sur les modèles à base de P67. On note la présence de deux ports SATA 6Gb/s avec possibilité de gestion du RAID la ou les P55 n'en supportait aucun.







